Bolek, street bookseller in Paris.
Bolek, ancien mineur, ancien fort des Halles, devenu libraire de rue… devant son kiosque. © Paris 2012.

“Left luggage”. Paris-Charles-de-Gaulle airport.
© PFRunner
Je sais, on me dira, – C’est trop beau, on dirait presque une mise en scène… C’est vrai, à situation “trash”, on s’attend à une photo “trash”. Mais ce n’est pas parce qu’on dort sur du marbre et que Roissy est sans doute mieux chauffé qu’un gare, qu’on est sorti de la merde et de la crise pour autant. Ce n’est pas parce que l’image est “trop belle” qu’elle veut moins dénoncer la marginalisation massive des fragiles…
Alors…
Aéroport Roissy Charles-de-Gaulle. Le Terminal 1 vu de nuit. La “pieuvre” achevée en 1974 par Paul Andreu (une douzaine d’aéroports construits dans le monde) est d’une conception novatrice avec une fonction par étage (les derniers étant des parkings). On arrive aux avions en passant sous les pistes. De nombreux films y ont été tournés.
© PFRunner, janvier 2012.
Les intégristes sont contenus par les CRS sur la place du Châtelet à Paris, en face du Théâtre de la Ville où est jouée la pièce de Romeo Castellucci “Sul concetto di volto nel figlio di Dio” qu’ils jugent “christianophobe”…
Plusieurs intégristes ayant réussi à se glisser dans la salle avec boules puantes et calicots pour perturber la pièce au cours des premières représentations, les spectateurs sont fouillés au corps à l’entrée du théâtre. Ironie du sort, les spectateurs venus assister à une pièce soit disant “christianophobe” ressemblent à ce moment à des Christs en croix…
City of music and dance, conservatory of Strasbourg.
Et il y a même de petits personnages qui devisent (sur la musique et la danse) sous l’arbre au centre…
Demolition of the boiler room of Paris La Villette.
[ Cliquer sur l'image pour agrandir ]… Octobre 2011 : Démolition de la chaufferie CPCU de Paris La Villette, une des dernières dans Paris.
[ Cliquer sur l'image pour agrandir ]… Octobre 2011 : Démolition de la chaufferie CPCU de Paris La Villette. Moi, j’ai pris le «travers» de photographier les chantiers… mais j’ai remarqué que suis loin d’être seul : il y a toujours des gens qui regardent les entreprises de destruction. C’est une fascination.
2011 ©
[ Cliquer sur l'image pour agrandir ]… Octobre 2011 : Démolition de la chaufferie CPCU de Paris La Villette. Le cheminée est déjà tombée.
2011 ©
Rehabilitation of the market of Carreau du temple in Paris.
Sept. 2011 : Les fouilles du chantier du marché du carreau du temple à Paris (1863). L’inauguration du projet est prévue pour 2013.
Sept. 2011 : Chantier du marché du carreau du temple à Paris (1863). L’inauguration du projet est prévue pour 2013.
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Le gymnase municipal de la Fontaine au Roi à Paris, occupé par les réfugiés tunisiens de Lampedusa le 7 mai 2011, leur a été interdit d’accès par la mairie le 6 juillet, sous prétexte de dégradations et de travaux urgents à venir. Le 20 juillet [cliché], matelas, couvertures sont encore là…tout est en place. Les travaux n’ont pas démarré.
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En maraude nocture, Emmaüs apporte eau, café, thé, couvertures… et une heure de discussion avec les «migrants tunisiens de Lampedusa à Paris», dont un groupe dort au Buttes Chaumont. Parmi eux, quatre mineurs…
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En maraude nocture, Emmaüs apporte eau, café, thé, couvertures… et une heure de discussion avec les «migrants tunisiens de Lampedusa à Paris», dont une partie dort au Buttes Chaumont.
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En maraude nocture, Emmaüs apporte eau, café, thé, couvertures… et une heure de discussion avec les «migrants tunisiens de Lampedusa à Paris», dont une partie dort au Buttes Chaumont. Juilet 2011.
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Concert de soutien aux «migrants tunisiens de Lampedusa à Paris», organisé au bar Les petits joueurs à Paris XIXe, par l’association Action Tunisienne le 3 juillet 2011.
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6 juillet 2011. Le député et président du conseil général de l’Ardèche Pascal Terrasse, premier politique à se déplacer pour comprendre les enjeux des réfugiés et des archives du “36 rue Botzaris”, devant les Buttes Chaumont où vit une partie des “Tunisiens de Lampedusa”.
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5 juillet 2011 minuit, boulevard de Belleville à Paris 11ème. Les CRS empêchent une centaine de migrants tunisiens de regagner le gymnase municipal de la Fontaine au Roi qu’ils occupaient, avec jusqu’ici la tolérance de la Mairie de Paris. Ils sont privés de leurs affaires et n’ont plus de toit.
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5 juillet 2011 18 heures. Les CRS ont pris position et filtrent les entrées pour empêcher une centaine de migrants tunisiens de regagner le gymnase municipal de la Fontaine au Roi qu’ils occupaient, avec jusqu’ici la tolérance de la Mairie de Paris.
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À l’intérieur de l’ex-local du RCD parisien, 36 rue Botzaris le 15 juin 2011, à la veille de la 2ème évacuation des migrants tunisiens par les forces de l’ordre françaises.
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À l’intérieur de l’ex-local du RCD parisien, 36 rue Botzaris le 15 juin 2011, à la veille de la 2ème évacuation des migrants tunisiens par les forces de l’ordre françaises.
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À l’intérieur de l’ex-local du RCD parisien, 36 rue Botzaris le 15 juin 2011, à la veille de la 2ème évacuation des migrants tunisiens par les forces de l’ordre françaises.
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À l’intérieur de l’ex-local du RCD parisien, 36 rue Botzaris le 15 juin 2011, à la veille de la 2ème évacuation des migrants tunisiens par les forces de l’ordre françaises.
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À l’intérieur de l’ex-local du RCD parisien, 36 rue Botzaris le 15 juin 2011, à la veille de la 2ème évacuation des migrants tunisiens par les forces de l’ordre françaises.
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Trois jours après leur évacuation du 36 rue Botzaris à Paris, les migrants Tunisiens se sont repliés aux Buttes Chaumont où ils dorment dehors. Le 20 juin, en plein jour, ils assistent impuissants à la destruction de leur camp de fortune par une cinquantaine de policiers en tenue. Ici, la tente pharmacie, lacérée au couteau…
La trousse de survie “éventrée”.
Les migrants constatent les dégâts, et s’en retournent un peu plus haut sous la tonnelle où ils se sont réfugiés, écœurés…
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«Un jour, on a été avec mon père apporter des kilos de pâtes et discuter avec les Tunisiens. Ils mettaient la table… et nous ont invité à manger avec eux* ! Après, ils ont joué au foot** et au jokari*** dans la cour. Pour les remercier, j’ai dessiné tout ça. Mon père a demandé comment on disait merci pour le repas en arabe, et je l’ai recopié en bas du dessin.» Jean, 8 ans. 3 juin 2011 au 36 rue Botzaris, ex-siège du RCD de Ben Ali, occupé du 31 mai au 17 juin par des migrants Tunisiens.
* milieu droite (sur le dessin)
** milieu
*** haut droite
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17 juin 2011. Médiatisation de l’affaire du 36 Botzaris à Paris. Les médias – ici France 2 - viennent traiter du sort des archives et des relations franco-tunisiennes que renferme l’ancien siège du RCD en France. Personne ne parle du sort des migrants dont l’occupation a pourtant tout révélé. En outre, le reportage n’a toujours pas été diffusé sur la chaîne nationale.
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La caméraman de France 2 filme a bout portant le téléphone d’un migrant tunisien sur lesquelles défilent les images des archives du RCD parisien du 36 rue Botzaris à Paris.
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Devant le 36 rue Botzaris à Paris, au soir de la première évacuation de l’ancien siège du RCD tunisien. Les migrants tunisiens dits de Lampedusa l’occupaient depuis le 31 mai. La grille est ouverte sur la cour d’où les occupants ont été évacués en bus vers les commissariats de police environnants. Ne restent que les CRS, la police, et des “cadres dits du RCD tunisien” (visages masqués) qui ont participé à l’évacuation dans des conditions troubles (l’un d’entre eux au moins a été infiltré dans l’après-midi).
Zoom de l’image précédente.
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Mai 2011. © Pfrunner
1 à 4 : Occupation du 51, avenue Simon Bolivar à Paris par les «Tunisiens de Lampedusa». 3 mai.
5 à 9 : Évacuation par les forces de l’ordre, à la demande de la mairie, du 51, avenue Simon Bolivar à Paris occupé par les «Tunisiens de Lampedusa». 4 mai 2011.
9: «Ceci est un lieu de lutte», affichette au pieds des CRS «en armes».
10 : «Liberté» pour les sans papiers : inscription effacée. 5 mai 2011.
11 : Occupation du gymnase de la Fontaine au Roi à Paris par les «Tunisiens de Lampedusa». 7 mai
12 : Manifestation des «Tunisiens de Lampedusa». Métro Belleville. 10 mai 2011.
Ils ont traversé ce bras mauvais de Méditerranée qui emporte tant des leurs, jusqu’à l’île italienne de Lampedusa. Là, certains me disent qu’ils ont déjà croisé la fille Le Pen qui leur a demandé de repartir… Ceux-là ont déjà pris idée de ce qui les attendait. Mais : Tu comprends, me dit Moncef, moi j’apporte au moins six rêves avec moi jusqu’ici… Celui de ma sœur, celui de mon frère, de mes parents, de mon oncle… celui d’un sage du village aussi. Il continue : Je faisais du business d’import-export avec la Libye, mais maintenant qu’elle est en guerre, la frontière est fermée, et il n’y a plus de travail… Et puis tu sais, on a tous été élevés ici avec la France comme pays de rêve…
Ils ont continué leur chemin, remonté l’Italie, bien accueillis au sud (« Les vieux ont partagé le pain et le fromage avec nous»), jusqu’à Vintimille… puis jusqu’à Paris. Ils ont dormi dans les parcs, mangé aux soupes populaires… toujours dans la peur d’être raflés par la police. ET beaucoup ont été raflés. La Coordination des Intermittents et Précaires (CIP) a mis à leur disposition leur local de La Villette, pour qu’ils puissent se doucher au moins. Un lien de soutien est né entre la CIP et les «Tunisiens de Lampedusa». La lutte est devenue politique. C’est le temps des occupations de locaux de la Ville de Paris : 51 Bolivar, évacué par les CRS le 7 mai, puis gymnase de la Fontaine au Roi… Le récit de la dernière partie en quelques images.
Occupation du 51, avenue Simon Bolivar à Paris par les «Tunisiens de Lampedusa». 3 mai 2011. ©
Manifestation des «Tunisiens de Lampedusa». Métro Belleville. 10 mai 2011. ©
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En mai 2011, le gouvernement annonce une réduction drastique des moyens alloués à l’hébergement des plus démunis. Sur le terrain, le Samu social de Paris constate une baisse de 25 % de ses financements de nuits d’hôtel.
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Une politique de réduction et de privatisation des places d’hébergement est menée depuis l’Élysée et avalisée par Bruxelles au nom de la réduction de la dette publique. Xavier Emmanuelli, le président-fondateur du Samu social (le 115), démissionne en juillet 2011.
31 mai 2011 à 17h30 : vague dialogue entre la Préfecture de Police (de dos) et les “Tunisiens de Lampedusa” derrière les grilles. Ceux-ci sont entrés peu avant dans les lieux sans effraction. Le préfet menace d’enfoncer les portes. Mais quand on lui demande l’ordre écrit d’évacuation de l’ambassade propriétaire des lieux, il ne peut la fournir. Il est à noter que ces derniers ont décidé dans un premier temps de n’occuper que les dépendances à rez-de-chaussée autour de la cour, soit un quart environ des surfaces disponibles. Le bâtiment à étages a été laissé à disposition des «gardiens» qui occupaient les lieux. [NOTA: les visages reconnaissables ont été changés, conformément au souhait des intéressés].
Zoom de la précédente.
Rue grise. Vous vous enfilez les couloirs du métro ou vous vous installez tranquillement dans les bouchons… pour aller engraisser le patron… Les anti-G8 ont fait la parade à Belleville « dans la joie et la désobéissance ». Et pas besoin de croissance et de bagnoles rutilantes. NOUS DANSERONS SUR LES RUINES DE LEUR SYSTÈME…
Laurent Salomon, French architect.

Paris 2011 ©
Si vous n’arrivez pas à cliquer sur le lien, recopiez cette adresse dans votre navigateur : http://j.mp/gyOlkI
Panthère urbaine. Belleville, Paris. 2011 ©
Tweets about skies and clouds…
Une tweet-idée de @larrysa, que @dubalai formalise ainsi : une forme fixe, « Good morning from … [location], where the sky is … [color] + 3 ou 4 mots de commentaire à propos de la couleur en question + une image. Le hashtag est #SkyColorPoem. Le commentaire est généralement mis à l’épreuve (de l’ennui, de la répetition, du comique…). NB : la forme fixe #SkyColorPoem de @larrysa est plutôt énoncée le matin (Good morning…)
21 avril 2011 – Good morning from Belleville where the sky is still blue…grâce au cirrus bouclier contre le nuage orange qui monte… #Polluted
23 avril 2011 – Good morning from Belleville where the sky is blue… et les moutons sautent à travers les ferronneries #SkyColorPoem
Looking for LFU (Little Free Urbanities), an urban ride…
La ville — Polis en grec — a tendance à policer ses espaces. On pourrait dire les polir aussi. Le but* a été de chercher tous ceux qui ne l’étaient pas encore, espaces délaissés, inutiles et inutilisés, dans un rayon de 500 mètres au sud du Père Lachaise à Paris.
Voilà la fenêtre presque fermée d’un bâtiment industriel du XIe arrondissement. Reste un bout d’appui de fenêtre, le relief, la grille de défense. Reste la trace de l’ouverture… et la niche de la petite qui l’a remplacée.
* Projet de la Ktha Compagnie (théâtre & art urbain) : http://www.pul.ktha.org
Impasse Lamier, Paris © 2011
Paris © 2011
Le 2 avril 2011 a lieu le « stickage » des PUL : on étiquette les Petites urbanités libres, une manière de les signaler au passant.
Ici, la Sublime porte, sans doute jamais ouverte : derrière, on aperçoit le jardin d’une grande résidence…